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EDITION DECEMBRE 2010 - JANVIER 2011 SOMMAIRE EDITORIAL Dites-nous, à quoi sert vraiment un psy ? FMC La dépression bipolaire, encore méconnue Ethnopsychiatrie Bwiti et Psychanalyse : paradigmes d’interlocution et d’intersubjectivité CLINIQUE Vitiligo et dépression psychiatrie infanto-juvenile Soins de suite HISTOIRE Résistance médicale sous le troisième Reich LEcture DE Image de la folie de Claude Quétel
FICHES DE LECTURE «Risques psychosociaux», une nouvelle catégorie sociale? Sous la direction de Dominique Lhuilier, Florence Giust-Desprairies, Malika Litim Nouvelle Revue de Psychosociologie 2010 n°10 Erès, 25 € ![]() Ce dossier de la Nouvelle revue de psychosociologie se veut être au service du débat sur question des «RPS», comme catégorie sociale, et ce dans une approche plurielle des enjeux théoriques, politiques et praxéologiques. A partir d’un retour sur des pratiques d’intervention, les articles éclairent les tensions entre approches individualisantes et approches organisationnelles, entre repli sur la prise en charge des «blessés» du travail et repérage des supposés «vulnérables» et actions sur les situations de travail, entre mesure des «troubles» ou «facteurs» et développement des ressources collectives pour reprendre la main sur le travail et son organisation. Les contributions éclairent ces usages qui ne sont pas univoques : chaque milieu social et professionnel possède ses propres formes légitimes et reconnues pour dire «la souffrance», et cet étiquetage a des effets en retour sur le vécu et la symptomatologie du «malaise». De même, l’analyse de négociations syndicales permet de repérer les stratégies des différents acteurs impliqués et tes jeux de langage autour des modes de désignation des «maux», comme les formes de régulation qu’elles tentent de construire. Les juristes se saisissent encore de cette nouvelle catégorie et puisent dans les ressources du droit pour prévenir ces «risques», en réparer les conséquences et en sanctionner les auteurs. Les CHSCT sont eux aussi, à l’évidence, convoqués sur ce «dossier» et l’analyse des moyens dont ils disposent pour être en mesure de les traiter, invite à repenser les enjeux de leur activité, au-delà de l’idée qu’il s’agirait là seulement d’un dossier de plus. À ce titre les «RPS» pourraient bien être un analyseur des empêchements dans l’exercice de leur fonction instituée. |
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